Traiter naturellement les mycoses et infections vaginales

Une question qui revient très régulièrement dans les commentaires, concerne le traitement naturel des mycoses, des infections urinaires sans avoir recours aux antibiotiques. Voici les conseils santé du laboratoire Biologiquement.

Bonjour,
Tout d’abord la flore vaginale, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’un ensemble de micro-organismes, bactéries et levures, qui sont établis dans le vagin. Quelques centaines de millions de ces germes physiologiques par millilitre constituent un biofilm protecteur sur la muqueuse vaginale et sont garants de l’équilibre local. C’est en quelque sorte un écosystème qui va vous protéger des agressions infectieuses et physico-chimiques. Les lactobacilles ont en particulier un rôle essentiel, permettant le maintien de l’acidité normale dans le vagin et bloquant la prolifération des microbes minoritaires
Il y a 3 grandes causes de modification de ces germes protecteurs :
Le déséquilibre hormonal, qui va modifier la muqueuse vaginale : ménopause, utilisation de progestatifs, pilule oestro-progestative minidosée (dans certains cas), diabète. Selon le Professeur Philippe Judlin, chef du service de gynécologie de la maternité régionale de Nancy, “les oestrogènes jouent un rôle essentiel dans l’obtention et le maintien de l’équilibre de la flore vaginale “.
Un excès d’hygiène (toilette intime trop fréquente, douches vaginales internes) : les lactobacilles protecteurs sont stockés dans le rectum et vont se déplacer jusqu’au vagin pour constituer la majeure partie de la flore. Or les savons antiseptiques usuels les détruisent et modifient l’acidité du vagin !
La prise de médicaments, antibiotiques en particulier, ce qui est logique puisque ces médicaments sont destinés à détruire certaines bactéries.

Traiter naturellement les mycoses vaginales
Traiter naturellement les mycoses vaginales

Il faut également savoir que le stress et le tabac diminuent l’immunité locale vaginale.
Le pH vulvaire et vaginal est idéalement compris entre 4 et 4,7, il peut alors devenir plus basique et tendre vers 5, d’où un déséquilibre de la flore vaginale et vestibulaire (espace entre les petites lèvres).
Le rôle de certaines pratiques vestimentaires dans les infections génitales a été précisé par l’étude italienne SOPHY (Study On pH and Hygien). Si elle a confirmé que les mycoses vaginales sont plus fréquentes avec des sous-vêtements en matières synthétiques comparé aux matières naturelles (25,5% contre 15,7%), elle révèle aussi que le premier ennemi, c’est le protège-slip ! D’où un conseil : portez-en mais occasionnellement. Il augmente le risque de mycoses et d’infections vaginales s’il est porté chaque jour, de près de 35% contre 25%. SOPHY confirme de plus, que porter un jean très serré et moulant accroît, du fait des frottements, le risque d’infections mycosiques. Les collants n’ont, quant à eux, eu aucun impact négatif.
Pr Boiteux: « Dans un pantalon serré, cela paraît assez logique, sans pour autant posséder de preuves expérimentales, que la transpiration et le frottement accentuent le développement et le passage de ce germe pathogène de l’anus au vagin. L’idéal est d’aérer cette région, de porter des vêtements larges, a fortiori chez les femmes sujettes aux cystites récidivantes ».
Quelle que soit la raison de leur utilisation, certains produits d’hygiène intime pourraient faire plus de mal que de bien. C’est ce que suggère une étude qui montre une augmentation du risque d’infections vaginales en cas d’utilisation trop fréquente de certains de ces produits
Pour mener cette recherche, les scientifiques ont interrogé 1 500 Canadiennes. Ils se sont intéressés à leurs habitudes en termes d’hygiène vaginale, aux produits qu’elles utilisent, et à la fréquence de leurs problèmes vaginaux.
La plupart des produits cités étaient des lingettes, des gels nettoyants, des crèmes anti-démangeaisons, des crèmes hydratantes et des lubrifiants. Les femmes utilisant des gels nettoyants ont un risque huit fois plus élevé d’avoir une mycose, et 20 fois plus de risques de développer une infection bactérienne.
Aussi incroyable soit-il, il est possible de trouver dans le commerce des déodorants intimes. Même sans alcool et sans parfum, ces produits sont à éviter car ils peuvent, en plus de déséquilibrer votre flore vaginale, déclencher des irritations, des brûlures ou des irritations.
Certaines serviettes contiennent des gels dits « super-absorbants ». Il s’agit de cristaux de polyacrylate de sodium (ceux-là mêmes présents dans les couches ou les lingettes pour bébés), un polymère absorbant qui devient gel une fois humide et peut absorber jusqu’à 800 fois son poids en eau – on le trouve aussi dans les petits sachets blancs qui absorbent l’humidité.
Les tampons sont composés d’un mélange de coton (cultivé à grand renfort de pesticides toxiques) et de viscose (ou rayonne en anglais), une matière artificielle très absorbante, obtenue à partir de la pâte de cellulose des arbres.
De nos jours, les ingrédients toxiques contenus dans les tampons et les serviettes jetables incluent de l’aluminium, des alcools, des additifs de parfum (particulièrement irritants) et des hydrocarbures, sans oublier les pesticides. Pire encore, certains procédés de blanchiment des tampons laissent des résidus de dioxine.
La paroi vaginale étant très absorbante, les substances chimiques qui composent ces produits jetables n’ont alors aucune difficulté à pénétrer l’organisme. Le problème est que le corps ne sait pas s’en débarrasser et qu’il accumule au fil du temps, toutes ces toxines dangereuses pour la santé.
Des protections périodiques bio sont aujourd’hui disponibles pour les femmes au moment de leurs règles, optez pour des tampons et serviettes en coton bio sans chlore, sans additifs chimiques et en matières naturelles.

Dans le vagin, on trouve ce qu’on appelle une “flore vaginale physiologique”, le “microbiote vaginal”, c’est-à-dire un ensemble de “bonnes” bactéries. Leur rôle est de protéger le vagin des infections avec les mauvaises bactéries, mais aussi les champignons.

Les probiotiques ont des bénéfices démontrés sur la prévention des récidives, mais aussi sur la réduction des symptômes des mycoses.

L’équilibre de la flore bactérienne intestinale est gage de bonne santé. En effet, la flore intestinale joue trois rôles fondamentaux : un rôle nutritionnel, un rôle de barrière contre les micro-organismes pathogènes, un rôle fondamental dans “l’éducation” et la stimulation du système immunitaire. Les probiotiques, bactéries vivantes, bénéfiques, font partie de la flore intestinale une fois ingérées. Les prébiotiques stimulent de façon sélective la croissance et/ou l’activité biologique d’une ou plusieurs espèces bactériennes (probiotiques)

le baobab est une excellente source de prébiotiques. Les prébiotiques «hébergent» les bactéries probiotiques et stimulent leur croissance en les nourrissant.

Les prébiotiques sont des substances qui bonifient l’environnement interne de l’intestin. Ce faisant, ils aident à nourrir et à conserver les bonnes bactéries déjà présentes dans l’organisme, et permettent aux probiotiques d’agir dans des conditions optimales.

Vous pouvez prendre une cuillère à soupe de poudre par jour pendant 1 mois.

L’huile de baobab est un anti-levure naturel. Elle agit à la fois comme antifongique, et antibactérien. Elle diminue l’inflammation et permet en plus de stimuler le système immunitaire.
L’huile de baobab bio possède de nombreuses vertus “santé”, qui lui permettent – en plus d’être surnommée la pharmacie en bouteille – d’apaiser plusieurs problèmes gynécologiques comme la sécheresse vaginale et les mycoses.
L’huile de baobab bio est un “truc” beauté bien connu dans l’univers des cosmétiques. Elle est aussi bien utilisée pour doper les cheveux en petite forme que pour nourrir la peau. Toutefois, elle ne se résume pas uniquement à cela. La gynécologue et phytothérapeute Bérengère Arnal explique “L’huile de baobab est surnommée la pharmacie en bouteille. Grâce à sa forte teneur en acide gras saturé, elle est anti-microbienne, anti-fongique, anti-colibacille, anti-streptocoque, anti-staphylocoque, antiseptique, antivirale ou encore hydratante”.
Vous pouvez en appliquer sur la vulve le soir avant d’aller vous coucher.
Ou l’utiliser régulièrement comme lubrifiant pour vos rapports sexuels.

Le moringa est une plante qui contient de nombreux éléments bénéfiques pour la santé. Les feuilles, surtout, constituent un véritable trésor pour notre organisme. Cette plante aide à faire baisser la pression artérielle, stimuler le système immunitaire, améliorer la digestion, réduit l’inflammation, aide à baisser le taux de sucre dans le sang et le cholestérol.
Les propriétés anti-bactériennes, anti-inflammatoires et antifongiques du moringa aident à combattre les infections et beaucoup de maladie. Le laboratoire Biologiquement le vend sous forme de poudre ou de gélules, ici on recommande la poudre de feuilles de moringa, c’est facile à conserver et elle peut s’utiliser comme complément alimentaire ou simplement saupoudrée sur les aliments.

La toilette intime doit être externe : jamais elle ne doit concerner l’intérieur de l’utérus.
Sur l’extérieur, au niveau de la vulve, votre corps sait très bien se défendre. Au niveau de la peau, elle est imperméable aux bactéries. Au niveau de la muqueuse entre les petites lèvres, la muqueuse est plus fragile, mais son humidité est pleine d’anticorps et de défenses (bactéries de la flore) destinées à vous défendre.
Préférez l’eau chaude pour laver la zone génitale (sans savon). Sinon, utilisez des savons sans savon. Ne cherchez pas à masquer les odeurs avec des déodorants ou des produits parfumés, ceux-ci fragilisent les muqueuses et entraînent des sensations de brûlure.

Le fait de profiter d’un bain d’eau salée peut également soulager les démangeaisons vaginales. Le sel contrôlera la croissance des microbes causant l’infection et, à son tour, réduira les démangeaisons et autres inconforts.
Méthode de préparation
Ajouter 1 cuillère à soupe de sel de Guérande à un verre d’eau de tisane de feuille de baobab et l’utiliser pour laver votre vagin chaque fois que vous ressentez la démangeaison. Cela vous donnera un soulagement instantané.
Sinon, remplissez votre baignoire avec de l’eau chaude, des feuilles de baobab et ajoutez ½ tasse de sel. Asseyez-vous dans l’eau dans une position d’accroupissement pendant 10 à 15 minutes. Répétez 2 ou 3 fois par jour pendant quelques jours pour obtenir les meilleurs résultats.

Toilette intime avec les feuilles de baobab, elles sont apaisantes, désinfectantes, jouent un rôle dans l’hygiène intime et certains végétaux favorisent le resserrement du vagin et soignent la sécheresse vaginale. L’hygiène intime préserve la flore vaginale. La flore composée de lactobacilles, des bactéries naturelles du vagin préserve des infections.

Enfin l’oseille de guinée de son nom scientifique Hibiscus sabdariffa, aussi appelé Bissap ou Roselle) est une plante herbacée de la famille des Malvacées qui pousse en zone tropicale, notamment en Guinée d’où elle vient puis s’est ensuite propagée dans le reste de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Burkina Faso, Mauritanie, Bénin, Togo, Niger, sud du Mali, nord de la Côte d’ivoire), au Botswana, et au Congo. Cette plante est aussi connue en Egypte, au Soudan, en Centrafrique (appelé karakandji), au Cameroun (appelée folere) et au Mexique où on l’appelle flor de Jamaica. En Martinique et en Guadeloupe, elle est appelée Groseille pays (Gwozey peyi en Créole) ou simplement Groseille ainsi qu’en Asie du Sud Est.
Le karkadé – parfois orthographié « carcadet » -, ou bissap, est la boisson préparée à partir des fleurs de cet Hibiscus à fleurs rouges et les feuilles bouillis servent à la toilette intime.
Préparation de la décoction de Fleur d’hibiscus et de feuille de baobab ; Faire bouillir quelques feuilles pendant 20 minutes, laisser tiédir, ajouter un peu de miel faire bouillir et faire sa toilette intime avec le mélange obtenu. Ce lavage est réputée pour rafraîchir le vagin, le resserrer le vagin et lui une odeur agréable.
L’équipe du laboratoire Biologiquement

Laisser un avis / commentaire / témoignage

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *